Guaka et Rojo Regalo en concert à « L’Antidote »

21 Juil

Samedi 19 juillet, le local « Antidote Asso Chapeaubas » , qui depuis plusieurs années contribue à l’expression de la vie culturelle et artistique alternative bordelaise, par l’organisation de concerts et d’expositions au bar « Antidote » dans le quartier populaire des Capucins à Bordeaux, fêtait ses 5 ans d’existence en conviant les gens à assister au vernissage et à la signature de la fresque murale du lieu par l’artiste chilien Mauro Ceballos, également batteur et percussionniste du groupe de rock sudaka bordelais Guaka [http://www.guaka.fr/], qui avait accordé un entretien à notre revue en avril, vernissage suivi d’un double concert, puis d’une soirée DJ de rock steady jamaïcain.

Il faut préciser que  » L’Antidote » reste probablement un des derniers, sinon le dernier,  bars bordelais à perpétuer l’organisation de concerts dans l’éclectisme le plus absolu, et permettre aux artistes « underground » de s’exprimer, en offrant aux gens un lieu convivial où des rencontres inattendues et des échanges passionnants se font toujours. Le lien social se créé là aussi. Et toujours en musique.

Les amateurs de belles chansons et de bonnes bières ne se sont donc pas faits prier pour répondre à l’appel et venir applaudir le groupe Guaka en concert acoustique, puisqu’en formule réduite à deux, en l’absence du bassiste Miguel Jubes.  Le duo, ponctuellement formé par Mauro Ceballos et le chanteur et guitariste Igor Quezada, nous offrait donc de découvrir certaines de leurs chansons en version guitare/voix/cajon, dépouillées des arrangements rock, mais tout aussi pénétrantes, sensibles, engagées et engageantes, et de découvrir quelques nouveaux titres. En prime les deux amis nous livrèrent une magnifique reprise de la chanson « El Arado » de l’artiste chilien Victor Jara, emprisonné, torturé et assassiné par les militaires lors de l’instauration de la dictature pinochiste entre le 11 et le 15 septembre 1973. Silence. Hommage.  Guaka, ce n’est pas qu’une musique « festive », comme on qualifie souvent un peu trop simplement les groupes de rock métissé d’influences folkloriques sud-américaines : c’est avant tout un groupe dont l’engagement auprès des justes causes, comme la défense des droits des indiens Mapuche au Chili par exemple, n’a jamais failli, un groupe qui porte un propos humaniste et révolté, et reste intègre dans sa démarche d’autoproduction,  guidée par un souci d’indépendance.

Igor et Mauro

La formation, qui revient de plusieurs semaines passées à sillonner les routes d’Europe, et écumer les dates de concert, d’Espagne en Slovénie, en passant par l’Autriche, l’Allemagne et la Belgique entre autres, semble se sentir à son aise devant les habitué(e)s du lieu. C’est intimiste, et c’est ce qu’on aime. Les garçons aussi nous confiaient, lors de leur entretien, apprécier tout autant, sinon plus, les petits lieux où on peut prendre le temps de savourer des discussions totalement improbables avec les personnes, que les grandes scènes qu’ils enflamment également.

Peut-être ont-ils aussi profité de la confidentialité de la soirée pour tester des compositions du très prochain album, déjà en préparation, qui sera produit grâce à la souscription publique lancée via le site de financement participatif Ulule, souscription ayant permis au groupe de bénéficier d’un soutien important du public.

Profitons nous mêmes de l’occasion pour rappeler qu’une seconde souscription parallèle est toujours en cours sur Ulule jusqu’au 30 juillet, pour que chacun puisse contribuer, à partir de 5 euros (paiement sécurisé), au financement d’un film documentaire retraçant l’historique des 10 ans de Guaka.

C’est là : http://fr.ulule.com/guakas-documentary/

Plus d’une heure de belles chansons assurée par Guaka, avant que le groupe ne laisse la place à des amis en provenance d’Osaka, deux (enfin avec un troisième passager en bas âge à bord, si je puis dire) membres du groupe de cumbia japonaise Rojo Regalo, fondé en 2006 autour du guitariste et principal auteur Pico Nakajima et de la chanteuse Kyoko Ogino, qui ont donc également présenté leurs chansons en version acoustique, formule guitare/chant, rejoints pour quelques titres par Mauro Ceballos et son cajon. Rojo Regalo

A en juger par les sourires sur les lèvres, et le nombre de mains battant le tempo dans le public, la séduction a opéré, dès le premier morceau interprété, jusqu’au dernier, avec, au milieu du set, deux reprises populaires, « Bella Ciao » et « La Foule » (en Japonais bien sûr!).

Rojo Regalo et Mauro

Preuve, s’il en fallait, que la musique parle un langage universel, directement aux cœurs. Il suffit de fermer les yeux et sentir une chanson entrer en soi, la saisir intuitivement, sans nécessairement en comprendre tous les mots. Et c’est si bon…

Qu’ajouter? Merci « L’Antidote »! Gracias! Arigato!

Rappel des liens :

Guaka site et facebook : http://www.guaka.fr   et   https://www.facebook.com/guaka.chile?fref=ts

Guaka souscription Ulule : http://fr.ulule.com/guakas-documentary/

Rojo Regalo : https://rojoregalomembers.blogspot.jp/   et   https://www.facebook.com/rojoregalo?fref=ts&fef=ts

Miren

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