Sarclo au Café de la Danse

4 Déc

Petite chronique sincère
Sarclo au Café de la danse (accompagné par Mélanie Depuiset, François Pierron, Bob Cohen)

La salle était chaleureuse et bien remplie par un public averti qui savait pourquoi il était là…et c’est amplement mérité, n’en déplaise au grincheux qui sert de vedette et qui continue à ruminer que personne ne l’aime au micro de Serge Le Vaillant (autre ronchon romantique en puissance) sur France inter. Ce même chanteur qui répand que du métier, il aura connu toutes les facettes, sauf le succès…
Bref. Le succès d’estime, c’est quand-même pas si mal, surtout quand il remplit le Café de la Danse…
Pis faut dire qu’il n’est pas du genre à l’encourager tous les jours, que malgré son talent de chansonnier, le monsieur est teigneux (une marque de fabrique ?) et que son public fidèle et tenace a bien du mérite également de le suivre parfois, et qu’il a donc été naturellement récompensé par une excellente soirée. Logique.
Il y a toujours quelques bons mots bien sentis dans le micro, hors micro ou inscrits sur de belles diapos de pierres tombales virtuelles, ça évite les temps morts et ça met de l’ironie et de l’absurde dans le bazar…ça donne des rires décalés pour le plus grand bonheur camouflé du pince sans rire…
On lui pardonne quelques vannes un peu faciles sur Carla Bruni ou Mireille Mathieu, largement compensées par des joyaux indémodables comme « Mon papa » ou « Joli foutoir »…
Après, je ne peux pas m’empêcher de le préférer seul en scène ou avec un guitariste discret et subtil (Bob Cohen idéalement) qui laisse à Sarclo la place nécessaire à ses maladresses, sa spontanéité, son folk et ses indécrottables humeurs transalpines…
Car si son « je » sonne juste et sincère, il se passerait souvent des chœurs et autres fioritures un peu trop systématiques qui parasitent un peu ses interprétations.
Rien de tel que sa voix éraillée lorsqu’elle égratigne quelques révoltes bien personnelles ou qu’elle susurre ses douceurs poignantes et sentimentales.
J’dis ça pour faire ma chieuse parce que quand je parle de Sarclo, ça me rend grossière et honnête.
En bon public parisien qui se respecte, on rouspète, on pinaille, ça tient chaud…
A part ça, on a tous aimé cette soirée, on est contents d’être contents et de s’être déplacés dans la froideur de l’hiver (« Paris, c’est bien, mais c’est loin de tout »).
Et on reviendra parce qu’on ne va pas cracher dans la soupe, c’est pas si souvent qu’y a de bons morceaux dedans et du gruyère encore fondant malgré son âge…
Accessoirement, l’album est sorti et s’appelle « Gueuler partout comme un putois », ça fait un joli paquet sous le sapin…

Valérie Bour

http://www.sarclo.com/

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