ADOLINA, « Caldeira »

7 Mai

« Caldeira », nouvel album du groupe ADOLINA

il faut se battre…

là où ils entendent de la violence, on trouve de l’intensité…

ils entendent un mur de son compact, on se délecte du jeu subtil.

le père, c’est Shellac, le fameux trio de Chicago (quand Steve Albini ne se contente plus de faire le son des Pixies, de Nirvana et autres Jesus Lizard ou PJ Harvey…, mais joue lui-même).

les frangins : Doppler, Don Caballero, Chevreuil…

l’album, c’est le second du groupe Adolina, groupe belge. le premier (Domovoï) est superbe – je vous en causerai une autres fois – et me permit de faire la connaissance de Meursault, membre du groupe.

le nouvel album, donc, prend le relais du premier, tout en prenant des libertés. Caldeira s’écoute d’une traite… le premier morceau attrape l’auditeur par la main – la grosse caisse a entrouvert la porte – lui fait passer le seuil pour lui flanquer assez rapidement des claques.
pas si simple, l’écoute… c’est un piège… un labyrinthe. dépêtre-toi du rythme, des pauses intenses, de la voix, des voix. je te souhaite bonne chance…

alors, structuré ou déstructuré…? il faut s’entendre ! très structuré, on dira… mais souvent en décalage avec ce que tu attends, voilà qui intrigue… les décalages constants, axe instable, au cœur de répétitions hypnotiques.

les sons sont bien en place. on peut appeler ça du math-rock, du rock minimaliste, répétitif. c’est surtout une voie supplémentaire explorée par certains qui écoutent le rock comme on déguste une symphonie : calé dans un fauteuil, dans un silence parfait… éloignez les mômes et les perturbateurs parasites, j’ouvre un bon Cahors et… je saute partout sur les murs, esquintant, au passage, meubles et lustres, dorures et bois anciens… délice un peu brutal que tu retrouveras en live : de l’énergie pure, une force collective qui prend le pouvoir sur chacun.

c’est fait de boucles, de ruptures et de nuances. tu te concentres, tantôt sur la batterie (qui t’entête et t’enduit d’erreurs), sur la grosse caisse seule, tantôt sur une guitare et tu trouveras des trésors : c’est une mine. « Mind Curfew » (le quatrième morceau) achève ton jugement : tu as affaire à du grand art.

je laisse à Meursault et à ses comparses le soin de conclure la chronique : « cependant, malgré ce flot de références un peu prise de tête, notre musique nous apparaît comme simple (voire simpliste) ». on peut aussi le voir comme ça.

message perso à Meursault : Farrago est l’un de mes romans préférés…

E.5131/Hum Toks

pour le lien vers le groupe:
http://atantreverduroi.bandcamp.com/album/adolina-caldeira

Toutes Photos ©C.Chort 2011

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2 Réponses to “ADOLINA, « Caldeira »”

  1. danielemes mai 7, 2012 à 19 h 34 min #

    J’ai été écouter un moment…Mais l’ambiance n’y est pas . Les meubles n’ont pas bougé …Ce doit être mieux sur scène, ou alors ce genre de piège n’est plus de mon âge . . . Je réessaierai …

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Trackbacks/Pingbacks

  1. /// adolina -2- /// | Hum Toks, E.5131 and Co / ©E.5131 (txt/img) - mai 8, 2012

    […] là –> chronique le album ! […]

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